Presse libre en péril

Depuis le 5 décembre 2017, Khayrullo Mirsaidov est détenu par les forces de l’ordre du Tadjikistan, en Asie Centrale. Ce journaliste indépendant écrit souvent à propos de questions relatives aux droits humains, aux problèmes écologiques et au respect des minorités ethniques. Son arrestation est due à sa dénonciation de la corruption. Les accusations envers Mirsaidov sont telles qu’il encourt une peine de 21 ans d’emprisonnement. En novembre, il a publié une lettre ouverte à l’attention du Président Emomali Rahmon, du procureur Yusuf Rahmon et du chef de la province de Soghd, au Nord-Ouest du pays, pour leur demander d’enquêter sur un acte de corruption. Dans sa lettre, le journaliste accuse le responsable de la Jeunesse et des Sports de la province d’avoir détourné près de 1000$ – soit 807€ – des fonds que les autorités avaient accordés à la troupe de comédie satirique de la province, dirigée par Mirsaidov.

Au Tadjikistan, les défenseurs des droits humains travaillent en l’absence de pluralisme politique. En 2015, le parti de la renaissance islamique du Tadjikistan a été interdit par le gouvernement et classé parmi les organisations terroristes ; 20 de ses membres ont été arrêtés. La même année, trois avocats en droits humains qui tentaient d’apporter une assistance juridique à des membres du parti islamique détenus, ont été arrêtés en vertu de fausses accusations de fraude. Au cours de l’année 2016, au moins 20 journalistes ont fui le pays, craignant d’être poursuivis pour leurs activités professionnelles. Sur place, les journalistes, perçus comme des menaces par le gouvernement, sont victimes de harcèlement. Et, comme un culte de la personnalité autour du président se développe, les journalistes sont soumis à des normes juridiques de plus en plus strictes quand ils parlent du président et de sa famille. Cette république présidentielle peut-être comparée à un régime dictatorial; les dernières élections législatives, en 2005, ont été marquées par la corruption et la manipulation des résultats. Le fait de critiquer les autorités ou les membres du gouvernements est un délit. La liberté de la presse n’est donc pas respectée et les médias sont presque tous des médias de propagande.

Nombreuses sont les associations qui luttent pour défendre les reporters aux quatre coins du monde. Front Line Defenders, une association de protection des défendeurs des droits humains, se bat pour la libération de Khayrullo Mirsaidov. Parmi les principales organisations de défense des journalistes, on retrouve la Fédération Internationale des journalistes ou Reporters sans Frontières. Dans leur classement mondial de la liberté de la presse, la France se situe à la 39ème place, loin derrière les pays scandinaves, en tête du classement. Le Tadjikistan, lui, est 149ème juste derrière la Russie.

En France, la presse libre est garantie par la loi du 29 juillet 1881. Néanmoins, elle n’est pas toujours respectée, et le journalisme reste une profession très critiquée. Evidemment, la liberté de la presse va de paire avec la liberté d’expression, donc celle des lecteurs et citoyens de donner leur avis. Mais trop nombreux sont ceux qui oublient le rôle crucial que joue la presse dans une démocratie. La liberté de la presse garantie l’accès à l’information et permet aux citoyens de se faire une opinion du climat politique du pays.

Alors que peut-on faire ?

Il existe plusieurs façons de lutter pour la liberté de la presse. Tu peux tout simplement soutenir ton journal local ou lire un journal qui te plait. La prochaine étape consisterait à soutenir les organisations de défense des journalistes mais cela demande un investissement financier. Si tu n’as pas les moyens ou l’envie de t’engager à ce point, comme pour beaucoup de problèmes, il suffit  d’en parler. Cela semble bête mais le fait de reconnaitre que le problème existe et d’en débattre représente la moitié du job. Ça fonctionne comme pour les maladies. Donc, parles-en, débats, partage tes idées sur la question !

La Suède à l’heure de #MeToo

«Nous savons qui vous êtes». Voici la mise en garde qu’ont lancée près de 500 actrices suédoises âgées de 40 à 70 ans en novembre dernier. Parmi elles figurent Lena Endre, Sofia Hein et Eva Röse. Après le succès de #metoo partout dans le monde et de #balancetonporc en France, les Suédoises ont sauté le pas. Mais leur démarche se distingue de ce phénomène mondial. Elles ont raconté leurs agressions à travers 20 récits anonymes. Les témoignages de ces femmes, publiés dans le quotidien Svenska Dagbalet, sont plus choquants les uns que les autres.
Certaines victimes parlent d’harcèlement, d’agressions sexuelles et même de viols dans l’industrie du cinéma et du théâtre suédois. « Il était ivre et m’a ordonné de tenir son sexe quand il pissait dans l’évier », rapporte Le Monde qui a traduit des extraits de ces témoignages.
La Suède reste un pays précurseur de l’égalité entre les sexes grâce à un mouvement féministe tant intellectuel que militant. Le gouvernement suédois a promis d’agir au plus vite et la ministre de la Culture, Alice Bah Kuhnke, a convoqué les responsables des grandes scènes nationales. Celle qui est elle-même en couple avec un acteur, Johannes Bah Kuhnke, a avoué être « choquée, dégoûtée, en colère et carrément furibonde ». Depuis, plusieurs coupables ont été licenciés.

3 jours à Los Angeles

Maintenant que tu sais tout ce qu’il faut savoir pour aller aux Etats-Unis, tu peux te rendre à Los Angeles. Mais que faire là-bas en trois jours ?
Vaste question…
La Cité des Anges est la deuxième  plus grande ville des États-Unis.

C’est pourquoi j’ai décidé de te proposer un planning super pratique pour profiter un maximum de ton séjour là-bas.

  • 1er jour

Arrivée à l’hôtel…
Après t’être confortablement installé à l’hôtel, (si tu en as le courage) file à Venice Beach un peu avant la tombée de la nuit.
L’idéal est de passer en voiture par Marina Del Rey pour observer le coucher de soleil sur l’Océan Pacifique.
Pour diner je te recommande le Plant Food + Wine (1009 Abbot Kinney Blvd. Venice, CA 90291).
ATTENTION ! C’est un restaurant vegan; donc ne convient pas aux carnivores confirmés. Néanmoins, les restaurants de ce type sont nombreux en Californie et d’autant plus à LA. Je considère qu’il est nécessaire d’y faire un détour pour avoir une vraie idée de la vie des Angelinos.

  • 2ème jour

Avec le décalage horaire (si tu viens d’Europe), tu devrais te lever tôt. Profites-en pour visiter ! Ce jour, je te recommande d’explorer DownTown, autrement dit, le centre ville. Rends toi sur la Grand Avenue. Et, commence par le Walt Disney Concert Hall, salle de concert conçue par  le fameux Frank Gehry. A moins de 500 mètres de l’hôtel de ville, son architecture, non sans rappeler celle du Guggenheim de Bilbao, t’en mettra plein les yeux!

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Walt Disney Concert Hall

Continue à descendre l’avenue pour découvrir The Broad ainsi que le MOCA (Museum of Contemporary Arts). Tu peux visiter l’un des deux ou te contenter d’admirer leur architecture.
Pour le déjeuner, tu peux t’arrêter au Grand Central Market (317 S Broadway, Los Angeles, CA 90013) ou simplement y passer pour le découvrir puis manger à Little Tokyo – si tu as une envie de sushis! Le Grand Central Market est un (grand) marché où l’on trouve toutes sortes de restaurants dans une ambiance joviale et décalée. Little Tokyo est l’un des trois quartiers japonais officiels des Etats-Unis avec ceux de San Francisco et de San José.

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Griffith Observatory

Loin de l’immensité des buildings Américains, ce petit quartier te permettra de trouver une ambiance zen. Après avoir (bien) mangé, dirige-toi vers le Griffith Observatory (2800 East Observatory Rd., Los Angeles, CA 90027). Le planétarium de LALALAND offre une vue sur la métropole et le fameux signe Hollywood: à ne pas manquer ! Finalement, redescends sur Hollywood Boulevard pour te balader sur le Walk of Fame. Pour le dîner, je te conseil le fameux In-n-Out (7009 Sunset Blvd., 90028), fast-food incontournable pour les amateurs de vrais burgers.

  • 3ème jour

Pour ce troisième et dernier jour, file au Getty Center, magnifique collection d’art moderne. Situé sur la colline de Brentwood, son grand jardinet son architecture sont à couper le souffle. Sans parler du petit train ultra-moderne que l’on doit prendre pour s’y rendre ! Tu peux rester

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Malibu

là-bas toute la matinée.
Ensuite, va profiter de la plage à Santa Monica.La jetée de cette plage est incontournable et tu y trouveras le Bubba Gump Shrimp
(301 Santa Monica Pier, Santa Monica, CA 90401) – restaurant de Forrest Gump ! C’est aussi là que finit la Route 66. Finalement, conduis jusqu’à Malibu pour y observer le coucher de soleil.

Tu auras remarqué que je n’ai pas mentionné les Parcs WaltDisney et Universal Studios. Ces parcs d’attractions sont impressionnants mais pas indispensables si tu n’es pas fan de cet univers et veux visiter la vraie ville (sans mentionner le prix : 100$ par personne). Bien évidemment, ce planning est indicatif et tu es libre de le modifier à ta guise! Je suis consciente que la plupart des personnes y restent plus de trois jours, mais cela peut arriver dans le cadre d’un roadtrip sur la côte Ouest, par exemple.
J’espère que ces conseils t’auront servi – bon voyage !

 

 

Conseils – Aller aux Etats-Unis

Bien qu’extraordinaires à visiter, les Etats-Unis restent une destination compliquée quand on s’y rend pour la première fois.
D’un point de vue législatif ou culturel, c’est un pays très différent des pays européens.
Voici quelques conseils à ne pas manquer pour t’organiser :
  1. Visa/ Passeport
    Comme pour tout voyage à l’étranger, tu auras besoin d’un passeport. Mais un voyage aux Etats-Unis requiert aussi une autorisation électronique de voyage, plus connue sous le nom de ESTA (Electronic System for Travel Authorization). Cette autorisation coûte – actuellement – 14$ et périme au bout de 2 ans.
    Attention! Si tu es extra-communautaire ou n’as pas de passeport biométrique, un visa peut t’être exigé.
  2. Le tip
    Contrairement au système français, la plupart des employés aux Etats-Unis ne bénéficient pas d’un salaire correct. Il est normal de donner un pourboire aux serveurs, guides… Sans ce «Tip» ils n’auraient pas les moyens de subvenir à leurs besoins. Il est donc quasi-obligatoire.
    Selon le métier, son pourcentage varie. Parfois, la mention «Service included» apparait sur l’addition, vous n’avez donc qu’à payer le montant indiqué. Par contre, lorsque le ticket indique «Service not included» vous devez ajouter le pourboire vous-mêmes.
    Pas de panique – c’est facile ! Si tu es content du service, tu dois alors verser 15 à 20 % de la note en tips (ce pourcentage est à appliquer aux montants avant les taxes). Moyennement content,10% suffiront.
    Le seul cas dans lequel tu peux ne rien verser est si l’employé a commis une faute grave ou a vraiment mal travaillé.
  3. Les taxes
    Les taxes ne sont pas incluses non plus. Dans l’Hexagone, lorsque l’on achète – que sais-je ?- 1Kg de tomates, la TVA et les taxes sont comprises sur le prix affiché. Aux Etats-Unis, ce n’est pas le cas. Cela peut te porter préjudice si tu n’as qu’un billet de 10$ et veux acheter un souvenir à 9$… Avec les taxes, tu n’auras pas assez pour payer.
  4. Attention aux Etats ! 
    Même si toutes ces règles sont bien différentes de nos coutumes, selon les Etats, elles peuvent changer. Il est important de bien se renseigner avant de changer d’Etat. Dans certains d’entre eux, les taxes sont comprises ! A part ça, en général, les lois les plus variables ne te concernent pas (avortement, peine de mort…).
    Par ailleurs, sache que le permis de conduire français suffit si tu restes là-bas moins de 90 jours.
  5. Pas d’alcool avant 21 ans !
    En France, la loi stipule que la vente d’alcool aux mineurs est interdite. Malheureusement (ou pas), tu n’es pas sans savoir que cette règle est enfreinte à de nombreuses reprises.
    Aux Etats-Unis, il est très risqué d’essayer de se procurer de l’alcool avant la majorité, soit 21 ans. En tant qu’européens nous avons souvent du mal à accepter cela. Mais, il vaut mieux ne pas essayer car les conséquences peuvent être très graves, dans un pays où on ne plaisante pas avec la loi.
J’espère que ces conseils t’aideront à organiser ton périple.
Bon voyage !

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L’exploratrice

Elle a décollé pour l’Amérique latine début octobre 2017. Son nom ?
Aïcha Chabbi, une jeune germano-marocaine tout juste bachelière. Elle a décidé, comme de nombreux jeunes, de prendre une année de césure avant de poursuivre ses études post-bac. Du haut de son mètre cinquante, munie d’un simple sac à dos, elle parcourt l’Amérique latine : le Chili, le Mexique, le Guatemala, les Honduras…

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Journée Internationale des Droits des Femmes : l’otto marzo e lotto ogni giorno

«L’otto marzo e lotto ogni giorno»
En italien: «le huit mars et je lutte chaque jour».
Le huit mars communément (erronément) appelé «Journée de la Femme», en réalité «Journée internationale des Droits des Femmes».

Cette distinction, bien que considérée superflue par certains, est essentielle. Une simple «Journée de la Femme» insinuerait que les 364 autres jours de l’année seraient les jours de l’homme. Or, fort heureusement, ce n’est pas le cas. C’est pour cela que les promotions sur les petites culottes et autres objets farfelus dénigrent la cause.
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