La Suède à l’heure de #MeToo

«Nous savons qui vous êtes». Voici la mise en garde qu’ont lancée près de 500 actrices suédoises âgées de 40 à 70 ans en novembre dernier. Parmi elles figurent Lena Endre, Sofia Hein et Eva Röse. Après le succès de #metoo partout dans le monde et de #balancetonporc en France, les Suédoises ont sauté le pas. Mais leur démarche se distingue de ce phénomène mondial. Elles ont raconté leurs agressions à travers 20 récits anonymes. Les témoignages de ces femmes, publiés dans le quotidien Svenska Dagbalet, sont plus choquants les uns que les autres.
Certaines victimes parlent d’harcèlement, d’agressions sexuelles et même de viols dans l’industrie du cinéma et du théâtre suédois. « Il était ivre et m’a ordonné de tenir son sexe quand il pissait dans l’évier », rapporte Le Monde qui a traduit des extraits de ces témoignages.
La Suède reste un pays précurseur de l’égalité entre les sexes grâce à un mouvement féministe tant intellectuel que militant. Le gouvernement suédois a promis d’agir au plus vite et la ministre de la Culture, Alice Bah Kuhnke, a convoqué les responsables des grandes scènes nationales. Celle qui est elle-même en couple avec un acteur, Johannes Bah Kuhnke, a avoué être « choquée, dégoûtée, en colère et carrément furibonde ». Depuis, plusieurs coupables ont été licenciés.

2.400

C’est le nombre d’arbres coupés par minute dans le monde, selon une étude récente de l’UNEP (Union Nationale d’Epargne et de Prévoyance).
La déforestation, un problème majeur, perturbe les écosystèmes. Les forêts abritent la majorité de la faune à l’échelle mondiale. Sans abris, cette faune meurt.
On estime que 27 000 espèces animales et végétales disparaissent chaque année.
La forêt permet aussi de contrebalancer les émissions de gaz à effet de serre excessives. Or, la chute du nombre d’arbres empêche cet équilibre d’opérer.