5 bonnes raisons de méditer

La méditation est de plus en plus répandue. Il en existe de nombreux types mais le courant le plus connu est la méditation dite « de pleine conscience ». Je médite depuis plus d’un an de façon régulière et je dois dire que ça me fait le plus grand bien ! Le principe est d’apprendre à être, tout simplement, là. On trouve de nombreux avantages à la pratiquer de façon régulière… Je t’ai donc concocté un top 5 pour te donner envie de t’y mettre :

  1. Gestion du stress et de l’anxiété

De nombreuses personnes atteintes d’anxiété se sont mises à la méditation. Apprendre à contrôler sa respiration et à prendre du recul aide aussi à faire face à des périodes de stress. Il a été prouvé que la méditation contribue même à augmenter le taux de sérotonine qui est l’hormone de la sérénité. Mieux que les médicaments anti-stress je te conseille de t’y mettre quelques temps avant une période de révision ou d’examen. Tu seras bien plus à même de réviser tranquillement et pourras reproduire certains exercices pendant l’examen afin de te détendre.

2. Traitement de l’insomnie

Dans le même courant d’idée, méditer permet de réduire le temps d’endormissement et améliore la qualité du sommeil. D’une part car cela permet d’apprendre à maîtriser ses sensations et pensées, d’une autre parce que le fait d’être moins anxieux évite de cogiter. Tu peux méditer à toute heure de la journée mais pour traiter l’insomnie, il est préférable de le faire juste avant de dormir. Tu sortiras de ta séance super détendu – voire presque endormi !

3. Renforcement du système immunitaire

De nombreux spécialistes considèrent que la méditation renforce le système immunitaire. Dans mon cas, je suis malade moins souvent. Auparavant j’étais malade tout l’hiver et enchainais les rhino-pharyngites. Au contraire, cet hiver j’étais en pleine forme.

4. Augmentation de la créativité

Selon les applications ou les livres de méditation on peut trouver des programmes spécifiques pour améliorer certaines de nos capacités; c’est le cas de la créativité. Je développerai plus bas ma description des moyens de pratiquer la méditation mais l’application MIND propose un programme de 10 séances pour développer sa créativité.

5. Diminution des maux de têtes

Je parle en connaissance de cause puisque je suis très sujette aux maux de tête depuis toujours. Et, heureusement, depuis que je médite ça va beaucoup mieux. J’ai diminué ma consommation d’antalgiques ce qui contribue à ma santé et à celle de mon porte-monnaie. Pour réduire mes maux de tête j’ai aussi pris l’habitude d’utiliser de l’huile essentielle de menthe poivrée – je ferai probablement un article sur l’utilisation des huiles essentielles.

Je n’ai cité que cinq bienfaits de la méditation mais en réalité il en existe bien d’autres. Les autres avantages vont de la traite de l’infertilité à la perte de poids ! Je ne peux pas confirmer que ce soit vrai mais (peu importe) dans tous les cas ; la méditation ne peut que te faire du bien.


C’est bien mignon tout ça mais comment peut-on s’y mettre ?

Beaucoup de personnes s’imaginent que la méditation est réservée aux moines et aux ermites en lévitation. Quand en réalité, elle est accessible à tout le monde. Je te propose trois moyens simples pour être plus zen que jamais :

Livres 
L’ouvrage le plus connu quand il s’agit de méditation est probablement « Méditer, jour après jour » de Christophe André. Si je devais  vous en recommander un ce serait celui-là. Il propose une découverte pas à pas pour les débutants tout comme les initiés. Néanmoins, je préfère les applications mobiles ou vidéos Youtube aux livres. Pour pouvoir bien se concentrer sur ses sensations, c’est plus de suivre le son d’une voix que de devoir lire avant de pratiquer.
Applications 
J’ai commencé avec Headspace et aujourd’hui j’utilise MIND. Les deux applis proposent 10 séances gratuites pour débutants. Puis d’autres séances plus spécialisées sont disponibles avec des abonnements. Petit bambou est leur cousin français, je ne l’ai jamais testé mais il me semble tout aussi pratique que les autres.
Youtube 
Pour pratiquer la méditation gratuitement (comme pour beaucoup de chose!) Youtube est là pour toi. Le seul hic est la difficulté à trouver des vidéos de qualité pour débuter. La plupart des contenus disponibles durent 20 à 30 minutes. Je considère – comme beaucoup de professionnels – que ces séances sont trop longues lorsque l’on a pas l’habitude de pratiquer. Néanmoins, la chaine de Cédric Michel convient parfaitement.
Si je ne t’ai pas convaincu voici une vidéo du passionnant Frédéric Lopez qui parle d’elle même :

Liens utiles 

« Méditer, jour après jour » de Christophe André – https://livre.fnac.com/Christophe-Andre-Mediter-jour-apres-jour

« Le mouvement féministe n’est pas plus déchiré que les mouvements politiques »

J’ai interviewé Marie-Noëlle Bas, présidente du mouvement féministe des Chiennes de Garde. Elle s’exprime sur les avancées du féminisme à l’heure de #MeToo.

Êtes-vous favorable au développement du féminisme sur les réseaux sociaux ?

Bien sûr, bien sûr ! J’ai participé à un débat là-dessus par rapport au Féminisme 2.0 qui est très important car je pense réellement que ça a fait baisser la tolérance des femmes et d’un certain nombre d’hommes sur les inégalités donc ça a permis d’avancer beaucoup plus vite. Néanmoins, le problème que ça pose c’est que l’engagement baisse et toutes les associations que je connais connaissent une baisse de leurs membres puisque les femmes et les hommes qui cliquent sur les réseaux sociaux considèrent qu’ils militent.

Pour les réseaux sociaux, c’est plutôt chouette. Néanmoins, Caroline de Haas s’est retirée tellement elle a été insultée. Mais l’accessibilité, par exemple, à la pornographie qui est quand même essentiellement une domination masculine n’aide pas les jeunes filles et jeunes femmes qui portent des décolletés ou des mini-jupes alors qu’elles ont tout à fait le droit de le faire.

Comment avez-vous réagi au #MeToo ?

 

D’une part ça a été un choc au sens strict parce qu’il a eu une ampleur incroyable, immédiate et que ça a permis que cette onde de choc fasse réagir des féministes en France, en Grande Bretagne et en Suède me semble-t-il. Donc il y a eu un sentiment de soulagement en disant « ça y est, enfin, ça recommence », de façon là mondiale. Ce qu’on avait vécu au moment de l’affaire Strauss-Kahn en France, commençait cette fois par les États-Unis et s’est répandue mondialement.

Que pensez-vous deceux qui jugent #balancetonporc trop violent ?

C’est évident, ça fait partie de la action à l’œuvre quand le féminisme ou quand d’autres convictions politiquesavancent – parce que le féminisme c’est politique. Il y a une réaction de gens plutôt hommes pour le féminisme mais femmes aussi qui ne veulent surtout pas lâcher ce qu’ils connaissent, ne veulent pas de l’évolution, ne veulent pas de l’égalité. La preuve c’est qu’il y a tout un tas de mouvements qui considèrent que les femmes et les hommes sont complémentaires et pas égaux ce qui amène aux inégalités. Ça fait partie de la réaction, ça ne m’étonne pas du tout et puis quand on pense qu’ils objectent ou elles objectent le fait que #balancetonporc c’était une phrase violente, qu’est-ce que c’est que la violence de cette phrase face aux violences que les femmes subissent en étant harcelées sans arrêt – voire violées, battues, etc. ?

Qu’avez-vous répondu à la tribune publiée dans Le Monde défendant la « liberté d’importuner » ?

Nous avons signé celle de Caroline de Haas qui lui a répondu et était absolument formidable, un modèle du genre. Elle répondait point par point, elle était très argumentée, très intelligente et face à ça on ne pouvait qu’approuver. Les femmes ne sont pas plus antagonistes les unes envers les autres que les hommes entre eux. C’est une idée qui a été beaucoup poussée par la société patriarcale, que les femmes ne s’entendaient pas entre elles, que le mouvement féministe était déchiré. Il y a des femmes et ce n’est pas parce que ce sont des femmes que c’est pire, qui ont écrit un truc que je juge assez pathétique parce que ce n’est pas du tout le sujet. Les féministes n’ont pas décidé que le harcèlement et la séduction c’était la même chose et que la séduction devait disparaitre, jamais ! Ça n’a pas de sens de ne pas comprendre qu’être harcelée dans le métro, se faire siffler dans la rue, se faire harceler comme il a été prouvé moultes fois qu’on se fait harceler, n’a rien à voir avec la séduction. La plupart des féministes ne sont pas des lesbiennes, ne sont pas des femmes qui n’aiment pas les hommes. Alors bien sûr, heureusement, comme partout il y a des lesbiennes, il y a des femmes célibataires mais la plupart ont des maris, des compagnons, des enfants… Résumer le féminisme à une attitude anti-hommes est une aberration parce que c’est vraiment passer à côté de ce qui se dit.

Le féminisme mainstream, Beyoncé et les tshirts « Girl Power » sont-ils efficaces dans la lutte pour l’égalité ?

Toutes, sans exception, les démarches pour l’égalité sont bonnes à prendre. Je ne rejoins pas forcément Beyoncé, parce que son « Girl Power » n’est pas la façon que j’ai de militer. Mais, je ne milite pas non plus comme les fémens – et je ne l’aurais même pas fait à trente ans. Mais je trouve que, les fémens c’est important. Donc en fait, Beyoncétouche un certain type de filles et de femmes ; les fémenstouchent un certain type de filles et de femmes ; nous on touche un certain type de filles et de femmes. Ce qui est important c’est qu’on tire tous vers l’égalité. Toutes les associations amènent l’égalité, enfin les associations ou les peoples puisque Beyoncé n’a pas d’association, mais travail d’une certaine façon pour l’égalité entre les sexes.  

En quoi le féminisme a-t-il changé depuis la création des Chiennes de Garde ?

Il a évolué avec les réseaux sociaux. Et puis nous on travaille depuis presque 20 ans comme on a toujours milité,c’est-à-dire que l’on fait du plaidoyer auprès des institutions, on envoie des communiqués à la presse. Justement, ça a pris plus de poids avec les réseaux sociaux, notre plaidoyer auprès des institutions est plus entendu et la presse écoute beaucoup plus les féministes. Mais il y a toujours des réactions, là par exemple, on parle beaucoup des féministes. Néanmoins, j’ai envoyé une lettre ouverte à Mediapart qui après quinze jours n’est toujours pas passée. Il y a eu un problème, Dominique Besnehard a dit qu’il aimerait gifler Caroline de Haas et Elkabbach a dit « ah oui, vous n’êtes pas le seul à vouloir la gifler », nous on estime que c’est violent, qu’un journaliste ne devrait pas dire ça. Donc nous avons envoyé une lettre ouverte qui n’est toujours pas passée. Donc on est entendu dans la mesure où on veut bien nous entendre.

Les mouvements féministes et mouvements LGBTI vont-ils dans le même sens ?

Oui pour un certain nombre de cas. La plupart de mes copines lesbiennes ont créé des mouvements lesbiens parce que dans les mouvements gays elles étaient écrasées par les hommes. Dans le mouvement LGBT, il y a toujours une domination masculine, qui reproduit la domination sociétale et n’est pas pire. Les lesbiennes subissent une double-peine comme les femmes racisées ou les femmes handicapées. On écoute plus les lesbiennes parce qu’elles se sont agrégées au mouvement LGBT, mais les femmes handicapées auprès desquelles j’ai milité c’est une horreur, elles subissent une double-peine. Effectivement, être violée quand on est lesbienne par des hommes qui vous disent, et j’ai eu des témoignages, « je te viole comme ça tu sauras ce que c’est réellement un homme et comme ça tu changeras » est une horreur. Être violée quand on est handicapée parce qu’on ne peut pas se défendre est une horreur. Pour les femmes racisées c’est pareil. Le truc c’est de dire, quand on est une femme de peau sombre, lesbienne et handicapée c’est quatre horreurs, quoi ! Mais, nous les féministes, en général, nous cherchons l’égalité, c’est l’égalité qui est en tête.

En 2017 vous étiez candidate aux élections législatives 2017 ; quel lien peut-on faire entre féminisme et politique ?

Le féminisme c’est de la politique parce qu’il est révolutionnaire, parce qu’il veut changer la société. Mon engagement politique est très différent. L’association que j’ai l’honneur de présider est totalement apolitique, j’ai des copines qui sont dedans qui sont de droite, j’ai des copines qui sont de gauche. Mon engagement politique est venu de mon engagement féministe. Quand je me suis engagée dans le féminisme il y a un peu plus de 20 ans, j’ai fini trois ou quatre ans après par m’engager en politique, ce que je n’avais jamais fait. C’est un engagement personnel, je ne souhaite pas que ce soit mis ensemble. La plupart des féministes ne sont pas forcément engagés en politique.

Mais le féminisme doit passer par la politique ?

Oui, il y a eu une volonté politique et c’est aussi pour ça que le féminisme bouge en France, parce que nous avons un ministère des droits des femmes, même si ce n’est plus qu’un secrétariat d’Etat. Aussi parce que nous avons quelques lois concernant l’égalité salariale même si elles ne sont pas suivies. Tout cela vient d’une volonté politique, notamment de la volonté politique de François Hollande, qui en 2012 a écouté une soixantaine d’associations féministes dont la nôtre. Nous avions mis en commun nos forces pour demander aux candidats à la présidentiel un ministère. Nous les avons tous reçus un après-midi à la Cigale ; je dirais, et ça c’est aussi une prise de position politique, qu’il n’y a que les candidats et les candidates de gauche qui sont venus, aucun candidat de droite ou candidate puisqu’il y avait le FN aussi, personne de droite n’est venu mais ils s’étaient tous engagés à avoir un ministère. QuandFrançois Hollande a été élu, il n’a pas oublié la promesse qu’il avait faite aux féministes. Donc, oui, le féminisme est forcément politique. Mais pas forcément de gauche ou de droite, il est politique dans le sens de « direction de la cité ».

Le mouvement féministe est-il déchiré ?

Le mouvement féministe n’est pas plus déchiré que les mouvements politiques. Effectivement il y a deux thématiques qui sont compliquées, qui sont souvent des thématiques religieuses, qui sont notamment le voile et actuellement la GPA et la PMA. Je rajouterais la prostitution puisqu’il y a des soi-disant féministes – c’est comme ça que je le juge – qui sont pro-prostitution. L’histoire de la GPA est un vrai problème parce que c’est quand même de la location d’utérus, donc c’est du trafic d’organe. La prostitution, c’est un esclavage et le voile c’est une soumission à la domination masculine. Néanmoins, dans ces trois sujets clivants pour les féministes, il y a quand même une toute petite minorité de femmes qui choisissent. Soit de louer leur utérus par amour pour leur sœur ou par amour de l’autre, soit qui choisissent la prostitution, mais c’est quand même dans des cas hyper particuliers elles se font pas rouer de coups et en général ce n’est pas des filles de l’Est ou qui ont la peau sombre or elles, on le sait, elles sont battues, droguées, réduites en esclavage et elles n’ont plus de papiers. Et, pour le voile, il y a une toute petite minorité de filles qui choisissent réellement par choix religieux de porter le voile ; la plupart portent le voile pour pas se faire emmerder, pour être comme les copines… çace sont les sujets clivants, néanmoins nous allons toutes dans le même sens pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Que conseillez-vous aux jeunes désespérés qui ne savent pas quoi faire pour aider à changer les choses  ?

 Ça n’avance jamais assez vite, c’est normal, c’est la politique. Engagez-vous ! Le conseil, c’est l’engagement. Aujourd’hui on s’aperçoit que les politiques en général sont figées, sont compliquées et que les mouvements citoyens font changer les choses. Alors, oui, il faut s’engager. Il ne faut pas s’engager forcément dans le féminisme mais en général. L’engagement citoyen parait aujourd’hui être la clé pour changer notre société. Quand on a envie de la changer bien sûr.


Liens utiles : 

Les Chiennes de Garde – http://www.chiennesdegarde.com

Annuaire des associations de lutte contre les violences faites aux femmes – http://femmes.gouv.fr/le-ministere-publie-un-annuaire-des-associations-de-lutte-contre-les-violences-faites-aux-femmes/

Violences conjugales  01 40 33 80 60

 Viol – Collectif féministe contre le viol 0800 05 95 95 (appel anonyme et gratuit, d’une ligne fixe ; permanence du lundi au vendredi, de 10h à 19h)
http://www.cfcv.asso.fr/

Association contre les violences faites aux femmes au travail – 01 45 84 24 24
contact@avft.org

Commission pour l’abolition des mutilations sexuelles – (CAMS) 01 45 49 04 00

Mouvement français pour le Planning familial – 01 42 60 93 20
http://www.planning-familial.org/

Écoute Sexualité Contraception – 0800 803 803 (n° vert Nord de la France) // 0800 105 105 (n° vert Sud de la France)

Traite des femmes aux fins d’exploitation sexuelle  réseau d’accueil sécurisé pour les victimes de la traite 0825 009 907 (appel gratuit)

Presse libre en péril

Depuis le 5 décembre 2017, Khayrullo Mirsaidov est détenu par les forces de l’ordre du Tadjikistan, en Asie Centrale. Ce journaliste indépendant écrit souvent à propos de questions relatives aux droits humains, aux problèmes écologiques et au respect des minorités ethniques. Son arrestation est due à sa dénonciation de la corruption. Les accusations envers Mirsaidov sont telles qu’il encourt une peine de 21 ans d’emprisonnement. En novembre, il a publié une lettre ouverte à l’attention du Président Emomali Rahmon, du procureur Yusuf Rahmon et du chef de la province de Soghd, au Nord-Ouest du pays, pour leur demander d’enquêter sur un acte de corruption. Dans sa lettre, le journaliste accuse le responsable de la Jeunesse et des Sports de la province d’avoir détourné près de 1000$ – soit 807€ – des fonds que les autorités avaient accordés à la troupe de comédie satirique de la province, dirigée par Mirsaidov.

Au Tadjikistan, les défenseurs des droits humains travaillent en l’absence de pluralisme politique. En 2015, le parti de la renaissance islamique du Tadjikistan a été interdit par le gouvernement et classé parmi les organisations terroristes ; 20 de ses membres ont été arrêtés. La même année, trois avocats en droits humains qui tentaient d’apporter une assistance juridique à des membres du parti islamique détenus, ont été arrêtés en vertu de fausses accusations de fraude. Au cours de l’année 2016, au moins 20 journalistes ont fui le pays, craignant d’être poursuivis pour leurs activités professionnelles. Sur place, les journalistes, perçus comme des menaces par le gouvernement, sont victimes de harcèlement. Et, comme un culte de la personnalité autour du président se développe, les journalistes sont soumis à des normes juridiques de plus en plus strictes quand ils parlent du président et de sa famille. Cette république présidentielle peut-être comparée à un régime dictatorial; les dernières élections législatives, en 2005, ont été marquées par la corruption et la manipulation des résultats. Le fait de critiquer les autorités ou les membres du gouvernements est un délit. La liberté de la presse n’est donc pas respectée et les médias sont presque tous des médias de propagande.

Nombreuses sont les associations qui luttent pour défendre les reporters aux quatre coins du monde. Front Line Defenders, une association de protection des défendeurs des droits humains, se bat pour la libération de Khayrullo Mirsaidov. Parmi les principales organisations de défense des journalistes, on retrouve la Fédération Internationale des journalistes ou Reporters sans Frontières. Dans leur classement mondial de la liberté de la presse, la France se situe à la 39ème place, loin derrière les pays scandinaves, en tête du classement. Le Tadjikistan, lui, est 149ème juste derrière la Russie.

En France, la presse libre est garantie par la loi du 29 juillet 1881. Néanmoins, elle n’est pas toujours respectée, et le journalisme reste une profession très critiquée. Evidemment, la liberté de la presse va de paire avec la liberté d’expression, donc celle des lecteurs et citoyens de donner leur avis. Mais trop nombreux sont ceux qui oublient le rôle crucial que joue la presse dans une démocratie. La liberté de la presse garantie l’accès à l’information et permet aux citoyens de se faire une opinion du climat politique du pays.

Alors que peut-on faire ?

Il existe plusieurs façons de lutter pour la liberté de la presse. Tu peux tout simplement soutenir ton journal local ou lire un journal qui te plait. La prochaine étape consisterait à soutenir les organisations de défense des journalistes mais cela demande un investissement financier. Si tu n’as pas les moyens ou l’envie de t’engager à ce point, comme pour beaucoup de problèmes, il suffit  d’en parler. Cela semble bête mais le fait de reconnaitre que le problème existe et d’en débattre représente la moitié du job. Ça fonctionne comme pour les maladies. Donc, parles-en, débats, partage tes idées sur la question !

you can do this

you have to. you should. STOP.
listen to yourself. life is not about being rich or about following other peoples’ paths. make your own. don’t be scared. I know you are. but don’t be.
the only mistake you ever made was forgetting who you are.
who are you ?
the answer changes everyday. although, deeply inside; you’re still the same child.
some told you live, follow, be your dreams. sometimes you wonder what it means.
but now you might have found the answer.
be brighter.
be prouder.
shine through these lines, shine with your mind, leave the daily grind.
and finally:
BREATHE

La Suède à l’heure de #MeToo

«Nous savons qui vous êtes». Voici la mise en garde qu’ont lancée près de 500 actrices suédoises âgées de 40 à 70 ans en novembre dernier. Parmi elles figurent Lena Endre, Sofia Hein et Eva Röse. Après le succès de #metoo partout dans le monde et de #balancetonporc en France, les Suédoises ont sauté le pas. Mais leur démarche se distingue de ce phénomène mondial. Elles ont raconté leurs agressions à travers 20 récits anonymes. Les témoignages de ces femmes, publiés dans le quotidien Svenska Dagbalet, sont plus choquants les uns que les autres.
Certaines victimes parlent d’harcèlement, d’agressions sexuelles et même de viols dans l’industrie du cinéma et du théâtre suédois. « Il était ivre et m’a ordonné de tenir son sexe quand il pissait dans l’évier », rapporte Le Monde qui a traduit des extraits de ces témoignages.
La Suède reste un pays précurseur de l’égalité entre les sexes grâce à un mouvement féministe tant intellectuel que militant. Le gouvernement suédois a promis d’agir au plus vite et la ministre de la Culture, Alice Bah Kuhnke, a convoqué les responsables des grandes scènes nationales. Celle qui est elle-même en couple avec un acteur, Johannes Bah Kuhnke, a avoué être « choquée, dégoûtée, en colère et carrément furibonde ». Depuis, plusieurs coupables ont été licenciés.

L’exploratrice

Elle a décollé pour l’Amérique latine début octobre 2017. Son nom ?
Aïcha Chabbi, une jeune germano-marocaine tout juste bachelière. Elle a décidé, comme de nombreux jeunes, de prendre une année de césure avant de poursuivre ses études post-bac. Du haut de son mètre cinquante, munie d’un simple sac à dos, elle parcourt l’Amérique latine : le Chili, le Mexique, le Guatemala, les Honduras…

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2.400

C’est le nombre d’arbres coupés par minute dans le monde, selon une étude récente de l’UNEP (Union Nationale d’Epargne et de Prévoyance).
La déforestation, un problème majeur, perturbe les écosystèmes. Les forêts abritent la majorité de la faune à l’échelle mondiale. Sans abris, cette faune meurt.
On estime que 27 000 espèces animales et végétales disparaissent chaque année.
La forêt permet aussi de contrebalancer les émissions de gaz à effet de serre excessives. Or, la chute du nombre d’arbres empêche cet équilibre d’opérer.

Journée Internationale des Droits des Femmes : l’otto marzo e lotto ogni giorno

«L’otto marzo e lotto ogni giorno»
En italien: «le huit mars et je lutte chaque jour».
Le huit mars communément (erronément) appelé «Journée de la Femme», en réalité «Journée internationale des Droits des Femmes».

Cette distinction, bien que considérée superflue par certains, est essentielle. Une simple «Journée de la Femme» insinuerait que les 364 autres jours de l’année seraient les jours de l’homme. Or, fort heureusement, ce n’est pas le cas. C’est pour cela que les promotions sur les petites culottes et autres objets farfelus dénigrent la cause.
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