3 jours à Amsterdam

Amsterdam… la Venise du Nord. Riche de ses canaux et nombreux monuments, s’y rendre demande un peu d’organisation. 
Voici un petit programme pour t’aider :
 
  • 1er jour
Dès ton arrivée, je te recommande de commencer par un tour des canaux sur un bateau mouche. De cette façon tu découvriras l’essentiel de la ville en une petite balade sympathique. Ensuite, prends le tram 3, 2 ou 5 (ou tes pieds) pour aller au Museumplein. Le quartier des musées situé au Sud-Ouest de la ville contient les principaux musées à visiter. Pour le musée Van Gogh il est nécessaire de réserver à l’avance sur internet. L’immense pelouse qui le sépare du Rijksmuseum est parfaite pour un pique-nique mais tu peux aussi déjeuner au Tambourin. Ce restaurant est dans le musée Van Gogh et offre une variété de plats de qualité ainsi qu’une vue sur le parc. Après une visite du musée national néerlandais Rijksmuseum, consacré aux beaux-arts, à l’artisanat et à l’histoire du pays, remonte vers Centraal Station par les jolies ruelles de la ville. 
Pour dîner je te recommande un restaurant indonésien car la cuisine indonésienne est très réputée à Amsterdam. Fais attention car les hollandais dîne assez tôt (à partir de 18h) !
 
  • 2ème jour
Commence par te rendre à la Nieuwe Kerk à côté du Palais Royal et de Madam Tussaud – sur la Dam, plus grande place de la ville. Cette église est un important lieu d’exposition. En ce moment et jusqu’au 22 juillet 2018 a lieu l’expo du World Press Photo. Prends la rue Nieuwezijds Voorburgwal pour arriver devant le Musée de la ville et continuer jusqu’à la petite place appelée Spui. A côté de cette place, tu trouveras le Begijnhof. Aussi appelé béguinage d’Amsterdam, il constitue une attraction touristique importante car la quiétude y règne alors qu’il est au milieu de la ville. C’est là que vivaient les béguines, des femmes pieuses à la fois religieuses et laïques. Pour déjeuner je te conseille le Buffet Van Odette (Prinsengracht 598, 1017 KS Amsterdam), un petit restau où l’omelette est excellente. 
Ensuite, rends-toi à la maison de Rembrandt. Après l’avoir visitée, passe par l’ancien quartier juif et devant la synagogue portugaise pour te rendre au jardin botanique. Ce petit coin de paradis à l’écart de la ville permet de se ressourcer. Dîne au Lunchcafe Waterloo (Waterlooplein 181, 1011 PG Amsterdam), un petit restau loin des touristes.
 
  • 3ème jour

Pour ton dernier jour visite le quartier de Jordaan – où tu peux te rendre à pied depuis Central Station. Cet ancien quartier ouvrier est devenu très tendance et attire tous les bobos de la ville. Là-bas tu trouveras la maison d’Anne Frank et la Westerkerk. Pour visiter la maison d’Anne Frank il est nécessaire de réserver les billets à l’avance. Tu remarqueras peut-être aussi deux plateformes triangulaires. Il s’agit de l’homomonument; l’un des rares monuments dédiés au massacre des homosexuels durant la seconde guerre mondiale. Ensuite, arrête-toi au Cafe’t Molentje (Singel 278, 1016 AC Amsterdam), ce petit café a pour devise «All you need is music». Tu peux y choisir ton album préféré à partir d’une superbe collection de vinyles.  
Après cette pause, marche vers Centraal Station en passant par les ruelles du quartier rouge. C’est sans doute le quartier le plus connu d’Amsterdam, réputé pour abriter les prostituées, il tire son nom des petites lanternes rouges partout dans les rues. Ne pas le visiter par appréhension ou préjugé te ferait manquer les canaux les plus emblématiques de la ville, des sites historiques remarquables et des exemples impeccablement préservés de l’architecture locale. C’est aussi là-bas que se trouve l’Oude Kerk, la plus vieille église de la ville. Tu peux dîner au Café de Jaren (Nieuwe Doelenstraat 20-22, 1012 CP Amsterdam) – sa superbe terrasse donne sur les canaux !


Astuces :

– Si tu en as le temps – parce que tu restes 4 jours ou que c’est ta deuxième visite – visite le parc floral de Keukenhof à environ 1h de la ville. Hélas je n’ai pas eu le temps de m’y rendre mais c’est une destination magnifique au printemps ! 
– Si tu souhaites découvrir l’esprit festif des hollandais prévois d’être à Amsterdam le 27 avril pour l’anniversaire du roi – Koninginnedag. A cette occasion tout le monde s’habille en orange. 
I Amsterdam est une carte très pratique qui donne accès à de nombreux musées. Elle permet aussi d’utiliser le bus, le métro et le tram et offre un croisière d’une heure sur les canaux. Seul hic, le train, essentiel pour se rendre à l’aéroport, n’est pas compris. Donc, je te conseille de la prendre uniquement si tu comptes visiter plus de 2 musées. 

Liens utiles :

AnneFrank Huis – http://www.annefrank.org
Buffet Van Odette – http://buffet-amsterdam.nl

« Le mouvement féministe n’est pas plus déchiré que les mouvements politiques »

J’ai interviewé Marie-Noëlle Bas, présidente du mouvement féministe des Chiennes de Garde. Elle s’exprime sur les avancées du féminisme à l’heure de #MeToo.

Êtes-vous favorable au développement du féminisme sur les réseaux sociaux ?

Bien sûr, bien sûr ! J’ai participé à un débat là-dessus par rapport au Féminisme 2.0 qui est très important car je pense réellement que ça a fait baisser la tolérance des femmes et d’un certain nombre d’hommes sur les inégalités donc ça a permis d’avancer beaucoup plus vite. Néanmoins, le problème que ça pose c’est que l’engagement baisse et toutes les associations que je connais connaissent une baisse de leurs membres puisque les femmes et les hommes qui cliquent sur les réseaux sociaux considèrent qu’ils militent.

Pour les réseaux sociaux, c’est plutôt chouette. Néanmoins, Caroline de Haas s’est retirée tellement elle a été insultée. Mais l’accessibilité, par exemple, à la pornographie qui est quand même essentiellement une domination masculine n’aide pas les jeunes filles et jeunes femmes qui portent des décolletés ou des mini-jupes alors qu’elles ont tout à fait le droit de le faire.

Comment avez-vous réagi au #MeToo ?

 

D’une part ça a été un choc au sens strict parce qu’il a eu une ampleur incroyable, immédiate et que ça a permis que cette onde de choc fasse réagir des féministes en France, en Grande Bretagne et en Suède me semble-t-il. Donc il y a eu un sentiment de soulagement en disant « ça y est, enfin, ça recommence », de façon là mondiale. Ce qu’on avait vécu au moment de l’affaire Strauss-Kahn en France, commençait cette fois par les États-Unis et s’est répandue mondialement.

Que pensez-vous deceux qui jugent #balancetonporc trop violent ?

C’est évident, ça fait partie de la action à l’œuvre quand le féminisme ou quand d’autres convictions politiquesavancent – parce que le féminisme c’est politique. Il y a une réaction de gens plutôt hommes pour le féminisme mais femmes aussi qui ne veulent surtout pas lâcher ce qu’ils connaissent, ne veulent pas de l’évolution, ne veulent pas de l’égalité. La preuve c’est qu’il y a tout un tas de mouvements qui considèrent que les femmes et les hommes sont complémentaires et pas égaux ce qui amène aux inégalités. Ça fait partie de la réaction, ça ne m’étonne pas du tout et puis quand on pense qu’ils objectent ou elles objectent le fait que #balancetonporc c’était une phrase violente, qu’est-ce que c’est que la violence de cette phrase face aux violences que les femmes subissent en étant harcelées sans arrêt – voire violées, battues, etc. ?

Qu’avez-vous répondu à la tribune publiée dans Le Monde défendant la « liberté d’importuner » ?

Nous avons signé celle de Caroline de Haas qui lui a répondu et était absolument formidable, un modèle du genre. Elle répondait point par point, elle était très argumentée, très intelligente et face à ça on ne pouvait qu’approuver. Les femmes ne sont pas plus antagonistes les unes envers les autres que les hommes entre eux. C’est une idée qui a été beaucoup poussée par la société patriarcale, que les femmes ne s’entendaient pas entre elles, que le mouvement féministe était déchiré. Il y a des femmes et ce n’est pas parce que ce sont des femmes que c’est pire, qui ont écrit un truc que je juge assez pathétique parce que ce n’est pas du tout le sujet. Les féministes n’ont pas décidé que le harcèlement et la séduction c’était la même chose et que la séduction devait disparaitre, jamais ! Ça n’a pas de sens de ne pas comprendre qu’être harcelée dans le métro, se faire siffler dans la rue, se faire harceler comme il a été prouvé moultes fois qu’on se fait harceler, n’a rien à voir avec la séduction. La plupart des féministes ne sont pas des lesbiennes, ne sont pas des femmes qui n’aiment pas les hommes. Alors bien sûr, heureusement, comme partout il y a des lesbiennes, il y a des femmes célibataires mais la plupart ont des maris, des compagnons, des enfants… Résumer le féminisme à une attitude anti-hommes est une aberration parce que c’est vraiment passer à côté de ce qui se dit.

Le féminisme mainstream, Beyoncé et les tshirts « Girl Power » sont-ils efficaces dans la lutte pour l’égalité ?

Toutes, sans exception, les démarches pour l’égalité sont bonnes à prendre. Je ne rejoins pas forcément Beyoncé, parce que son « Girl Power » n’est pas la façon que j’ai de militer. Mais, je ne milite pas non plus comme les fémens – et je ne l’aurais même pas fait à trente ans. Mais je trouve que, les fémens c’est important. Donc en fait, Beyoncétouche un certain type de filles et de femmes ; les fémenstouchent un certain type de filles et de femmes ; nous on touche un certain type de filles et de femmes. Ce qui est important c’est qu’on tire tous vers l’égalité. Toutes les associations amènent l’égalité, enfin les associations ou les peoples puisque Beyoncé n’a pas d’association, mais travail d’une certaine façon pour l’égalité entre les sexes.  

En quoi le féminisme a-t-il changé depuis la création des Chiennes de Garde ?

Il a évolué avec les réseaux sociaux. Et puis nous on travaille depuis presque 20 ans comme on a toujours milité,c’est-à-dire que l’on fait du plaidoyer auprès des institutions, on envoie des communiqués à la presse. Justement, ça a pris plus de poids avec les réseaux sociaux, notre plaidoyer auprès des institutions est plus entendu et la presse écoute beaucoup plus les féministes. Mais il y a toujours des réactions, là par exemple, on parle beaucoup des féministes. Néanmoins, j’ai envoyé une lettre ouverte à Mediapart qui après quinze jours n’est toujours pas passée. Il y a eu un problème, Dominique Besnehard a dit qu’il aimerait gifler Caroline de Haas et Elkabbach a dit « ah oui, vous n’êtes pas le seul à vouloir la gifler », nous on estime que c’est violent, qu’un journaliste ne devrait pas dire ça. Donc nous avons envoyé une lettre ouverte qui n’est toujours pas passée. Donc on est entendu dans la mesure où on veut bien nous entendre.

Les mouvements féministes et mouvements LGBTI vont-ils dans le même sens ?

Oui pour un certain nombre de cas. La plupart de mes copines lesbiennes ont créé des mouvements lesbiens parce que dans les mouvements gays elles étaient écrasées par les hommes. Dans le mouvement LGBT, il y a toujours une domination masculine, qui reproduit la domination sociétale et n’est pas pire. Les lesbiennes subissent une double-peine comme les femmes racisées ou les femmes handicapées. On écoute plus les lesbiennes parce qu’elles se sont agrégées au mouvement LGBT, mais les femmes handicapées auprès desquelles j’ai milité c’est une horreur, elles subissent une double-peine. Effectivement, être violée quand on est lesbienne par des hommes qui vous disent, et j’ai eu des témoignages, « je te viole comme ça tu sauras ce que c’est réellement un homme et comme ça tu changeras » est une horreur. Être violée quand on est handicapée parce qu’on ne peut pas se défendre est une horreur. Pour les femmes racisées c’est pareil. Le truc c’est de dire, quand on est une femme de peau sombre, lesbienne et handicapée c’est quatre horreurs, quoi ! Mais, nous les féministes, en général, nous cherchons l’égalité, c’est l’égalité qui est en tête.

En 2017 vous étiez candidate aux élections législatives 2017 ; quel lien peut-on faire entre féminisme et politique ?

Le féminisme c’est de la politique parce qu’il est révolutionnaire, parce qu’il veut changer la société. Mon engagement politique est très différent. L’association que j’ai l’honneur de présider est totalement apolitique, j’ai des copines qui sont dedans qui sont de droite, j’ai des copines qui sont de gauche. Mon engagement politique est venu de mon engagement féministe. Quand je me suis engagée dans le féminisme il y a un peu plus de 20 ans, j’ai fini trois ou quatre ans après par m’engager en politique, ce que je n’avais jamais fait. C’est un engagement personnel, je ne souhaite pas que ce soit mis ensemble. La plupart des féministes ne sont pas forcément engagés en politique.

Mais le féminisme doit passer par la politique ?

Oui, il y a eu une volonté politique et c’est aussi pour ça que le féminisme bouge en France, parce que nous avons un ministère des droits des femmes, même si ce n’est plus qu’un secrétariat d’Etat. Aussi parce que nous avons quelques lois concernant l’égalité salariale même si elles ne sont pas suivies. Tout cela vient d’une volonté politique, notamment de la volonté politique de François Hollande, qui en 2012 a écouté une soixantaine d’associations féministes dont la nôtre. Nous avions mis en commun nos forces pour demander aux candidats à la présidentiel un ministère. Nous les avons tous reçus un après-midi à la Cigale ; je dirais, et ça c’est aussi une prise de position politique, qu’il n’y a que les candidats et les candidates de gauche qui sont venus, aucun candidat de droite ou candidate puisqu’il y avait le FN aussi, personne de droite n’est venu mais ils s’étaient tous engagés à avoir un ministère. QuandFrançois Hollande a été élu, il n’a pas oublié la promesse qu’il avait faite aux féministes. Donc, oui, le féminisme est forcément politique. Mais pas forcément de gauche ou de droite, il est politique dans le sens de « direction de la cité ».

Le mouvement féministe est-il déchiré ?

Le mouvement féministe n’est pas plus déchiré que les mouvements politiques. Effectivement il y a deux thématiques qui sont compliquées, qui sont souvent des thématiques religieuses, qui sont notamment le voile et actuellement la GPA et la PMA. Je rajouterais la prostitution puisqu’il y a des soi-disant féministes – c’est comme ça que je le juge – qui sont pro-prostitution. L’histoire de la GPA est un vrai problème parce que c’est quand même de la location d’utérus, donc c’est du trafic d’organe. La prostitution, c’est un esclavage et le voile c’est une soumission à la domination masculine. Néanmoins, dans ces trois sujets clivants pour les féministes, il y a quand même une toute petite minorité de femmes qui choisissent. Soit de louer leur utérus par amour pour leur sœur ou par amour de l’autre, soit qui choisissent la prostitution, mais c’est quand même dans des cas hyper particuliers elles se font pas rouer de coups et en général ce n’est pas des filles de l’Est ou qui ont la peau sombre or elles, on le sait, elles sont battues, droguées, réduites en esclavage et elles n’ont plus de papiers. Et, pour le voile, il y a une toute petite minorité de filles qui choisissent réellement par choix religieux de porter le voile ; la plupart portent le voile pour pas se faire emmerder, pour être comme les copines… çace sont les sujets clivants, néanmoins nous allons toutes dans le même sens pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Que conseillez-vous aux jeunes désespérés qui ne savent pas quoi faire pour aider à changer les choses  ?

 Ça n’avance jamais assez vite, c’est normal, c’est la politique. Engagez-vous ! Le conseil, c’est l’engagement. Aujourd’hui on s’aperçoit que les politiques en général sont figées, sont compliquées et que les mouvements citoyens font changer les choses. Alors, oui, il faut s’engager. Il ne faut pas s’engager forcément dans le féminisme mais en général. L’engagement citoyen parait aujourd’hui être la clé pour changer notre société. Quand on a envie de la changer bien sûr.


Liens utiles : 

Les Chiennes de Garde – http://www.chiennesdegarde.com

Annuaire des associations de lutte contre les violences faites aux femmes – http://femmes.gouv.fr/le-ministere-publie-un-annuaire-des-associations-de-lutte-contre-les-violences-faites-aux-femmes/

Violences conjugales  01 40 33 80 60

 Viol – Collectif féministe contre le viol 0800 05 95 95 (appel anonyme et gratuit, d’une ligne fixe ; permanence du lundi au vendredi, de 10h à 19h)
http://www.cfcv.asso.fr/

Association contre les violences faites aux femmes au travail – 01 45 84 24 24
contact@avft.org

Commission pour l’abolition des mutilations sexuelles – (CAMS) 01 45 49 04 00

Mouvement français pour le Planning familial – 01 42 60 93 20
http://www.planning-familial.org/

Écoute Sexualité Contraception – 0800 803 803 (n° vert Nord de la France) // 0800 105 105 (n° vert Sud de la France)

Traite des femmes aux fins d’exploitation sexuelle  réseau d’accueil sécurisé pour les victimes de la traite 0825 009 907 (appel gratuit)

Presse libre en péril

Depuis le 5 décembre 2017, Khayrullo Mirsaidov est détenu par les forces de l’ordre du Tadjikistan, en Asie Centrale. Ce journaliste indépendant écrit souvent à propos de questions relatives aux droits humains, aux problèmes écologiques et au respect des minorités ethniques. Son arrestation est due à sa dénonciation de la corruption. Les accusations envers Mirsaidov sont telles qu’il encourt une peine de 21 ans d’emprisonnement. En novembre, il a publié une lettre ouverte à l’attention du Président Emomali Rahmon, du procureur Yusuf Rahmon et du chef de la province de Soghd, au Nord-Ouest du pays, pour leur demander d’enquêter sur un acte de corruption. Dans sa lettre, le journaliste accuse le responsable de la Jeunesse et des Sports de la province d’avoir détourné près de 1000$ – soit 807€ – des fonds que les autorités avaient accordés à la troupe de comédie satirique de la province, dirigée par Mirsaidov.

Au Tadjikistan, les défenseurs des droits humains travaillent en l’absence de pluralisme politique. En 2015, le parti de la renaissance islamique du Tadjikistan a été interdit par le gouvernement et classé parmi les organisations terroristes ; 20 de ses membres ont été arrêtés. La même année, trois avocats en droits humains qui tentaient d’apporter une assistance juridique à des membres du parti islamique détenus, ont été arrêtés en vertu de fausses accusations de fraude. Au cours de l’année 2016, au moins 20 journalistes ont fui le pays, craignant d’être poursuivis pour leurs activités professionnelles. Sur place, les journalistes, perçus comme des menaces par le gouvernement, sont victimes de harcèlement. Et, comme un culte de la personnalité autour du président se développe, les journalistes sont soumis à des normes juridiques de plus en plus strictes quand ils parlent du président et de sa famille. Cette république présidentielle peut-être comparée à un régime dictatorial; les dernières élections législatives, en 2005, ont été marquées par la corruption et la manipulation des résultats. Le fait de critiquer les autorités ou les membres du gouvernements est un délit. La liberté de la presse n’est donc pas respectée et les médias sont presque tous des médias de propagande.

Nombreuses sont les associations qui luttent pour défendre les reporters aux quatre coins du monde. Front Line Defenders, une association de protection des défendeurs des droits humains, se bat pour la libération de Khayrullo Mirsaidov. Parmi les principales organisations de défense des journalistes, on retrouve la Fédération Internationale des journalistes ou Reporters sans Frontières. Dans leur classement mondial de la liberté de la presse, la France se situe à la 39ème place, loin derrière les pays scandinaves, en tête du classement. Le Tadjikistan, lui, est 149ème juste derrière la Russie.

En France, la presse libre est garantie par la loi du 29 juillet 1881. Néanmoins, elle n’est pas toujours respectée, et le journalisme reste une profession très critiquée. Evidemment, la liberté de la presse va de paire avec la liberté d’expression, donc celle des lecteurs et citoyens de donner leur avis. Mais trop nombreux sont ceux qui oublient le rôle crucial que joue la presse dans une démocratie. La liberté de la presse garantie l’accès à l’information et permet aux citoyens de se faire une opinion du climat politique du pays.

Alors que peut-on faire ?

Il existe plusieurs façons de lutter pour la liberté de la presse. Tu peux tout simplement soutenir ton journal local ou lire un journal qui te plait. La prochaine étape consisterait à soutenir les organisations de défense des journalistes mais cela demande un investissement financier. Si tu n’as pas les moyens ou l’envie de t’engager à ce point, comme pour beaucoup de problèmes, il suffit  d’en parler. Cela semble bête mais le fait de reconnaitre que le problème existe et d’en débattre représente la moitié du job. Ça fonctionne comme pour les maladies. Donc, parles-en, débats, partage tes idées sur la question !

you can do this

you have to. you should. STOP.
listen to yourself. life is not about being rich or about following other peoples’ paths. make your own. don’t be scared. I know you are. but don’t be.
the only mistake you ever made was forgetting who you are.
who are you ?
the answer changes everyday. although, deeply inside; you’re still the same child.
some told you live, follow, be your dreams. sometimes you wonder what it means.
but now you might have found the answer.
be brighter.
be prouder.
shine through these lines, shine with your mind, leave the daily grind.
and finally:
BREATHE

La Suède à l’heure de #MeToo

«Nous savons qui vous êtes». Voici la mise en garde qu’ont lancée près de 500 actrices suédoises âgées de 40 à 70 ans en novembre dernier. Parmi elles figurent Lena Endre, Sofia Hein et Eva Röse. Après le succès de #metoo partout dans le monde et de #balancetonporc en France, les Suédoises ont sauté le pas. Mais leur démarche se distingue de ce phénomène mondial. Elles ont raconté leurs agressions à travers 20 récits anonymes. Les témoignages de ces femmes, publiés dans le quotidien Svenska Dagbalet, sont plus choquants les uns que les autres.
Certaines victimes parlent d’harcèlement, d’agressions sexuelles et même de viols dans l’industrie du cinéma et du théâtre suédois. « Il était ivre et m’a ordonné de tenir son sexe quand il pissait dans l’évier », rapporte Le Monde qui a traduit des extraits de ces témoignages.
La Suède reste un pays précurseur de l’égalité entre les sexes grâce à un mouvement féministe tant intellectuel que militant. Le gouvernement suédois a promis d’agir au plus vite et la ministre de la Culture, Alice Bah Kuhnke, a convoqué les responsables des grandes scènes nationales. Celle qui est elle-même en couple avec un acteur, Johannes Bah Kuhnke, a avoué être « choquée, dégoûtée, en colère et carrément furibonde ». Depuis, plusieurs coupables ont été licenciés.

3 jours à Los Angeles

Maintenant que tu sais tout ce qu’il faut savoir pour aller aux Etats-Unis, tu peux te rendre à Los Angeles. Mais que faire là-bas en trois jours ?
Vaste question…
La Cité des Anges est la deuxième  plus grande ville des États-Unis.

C’est pourquoi j’ai décidé de te proposer un planning super pratique pour profiter un maximum de ton séjour là-bas.

  • 1er jour

Arrivée à l’hôtel…
Après t’être confortablement installé à l’hôtel, (si tu en as le courage) file à Venice Beach un peu avant la tombée de la nuit.
L’idéal est de passer en voiture par Marina Del Rey pour observer le coucher de soleil sur l’Océan Pacifique.
Pour diner je te recommande le Plant Food + Wine (1009 Abbot Kinney Blvd. Venice, CA 90291).
ATTENTION ! C’est un restaurant vegan; donc ne convient pas aux carnivores confirmés. Néanmoins, les restaurants de ce type sont nombreux en Californie et d’autant plus à LA. Je considère qu’il est nécessaire d’y faire un détour pour avoir une vraie idée de la vie des Angelinos.

  • 2ème jour

Avec le décalage horaire (si tu viens d’Europe), tu devrais te lever tôt. Profites-en pour visiter ! Ce jour, je te recommande d’explorer DownTown, autrement dit, le centre ville. Rends toi sur la Grand Avenue. Et, commence par le Walt Disney Concert Hall, salle de concert conçue par  le fameux Frank Gehry. A moins de 500 mètres de l’hôtel de ville, son architecture, non sans rappeler celle du Guggenheim de Bilbao, t’en mettra plein les yeux!

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Walt Disney Concert Hall

Continue à descendre l’avenue pour découvrir The Broad ainsi que le MOCA (Museum of Contemporary Arts). Tu peux visiter l’un des deux ou te contenter d’admirer leur architecture.
Pour le déjeuner, tu peux t’arrêter au Grand Central Market (317 S Broadway, Los Angeles, CA 90013) ou simplement y passer pour le découvrir puis manger à Little Tokyo – si tu as une envie de sushis! Le Grand Central Market est un (grand) marché où l’on trouve toutes sortes de restaurants dans une ambiance joviale et décalée. Little Tokyo est l’un des trois quartiers japonais officiels des Etats-Unis avec ceux de San Francisco et de San José.

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Griffith Observatory

Loin de l’immensité des buildings Américains, ce petit quartier te permettra de trouver une ambiance zen. Après avoir (bien) mangé, dirige-toi vers le Griffith Observatory (2800 East Observatory Rd., Los Angeles, CA 90027). Le planétarium de LALALAND offre une vue sur la métropole et le fameux signe Hollywood: à ne pas manquer ! Finalement, redescends sur Hollywood Boulevard pour te balader sur le Walk of Fame. Pour le dîner, je te conseil le fameux In-n-Out (7009 Sunset Blvd., 90028), fast-food incontournable pour les amateurs de vrais burgers.

  • 3ème jour

Pour ce troisième et dernier jour, file au Getty Center, magnifique collection d’art moderne. Situé sur la colline de Brentwood, son grand jardinet son architecture sont à couper le souffle. Sans parler du petit train ultra-moderne que l’on doit prendre pour s’y rendre ! Tu peux rester

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Malibu

là-bas toute la matinée.
Ensuite, va profiter de la plage à Santa Monica.La jetée de cette plage est incontournable et tu y trouveras le Bubba Gump Shrimp
(301 Santa Monica Pier, Santa Monica, CA 90401) – restaurant de Forrest Gump ! C’est aussi là que finit la Route 66. Finalement, conduis jusqu’à Malibu pour y observer le coucher de soleil.

Tu auras remarqué que je n’ai pas mentionné les Parcs WaltDisney et Universal Studios. Ces parcs d’attractions sont impressionnants mais pas indispensables si tu n’es pas fan de cet univers et veux visiter la vraie ville (sans mentionner le prix : 100$ par personne). Bien évidemment, ce planning est indicatif et tu es libre de le modifier à ta guise! Je suis consciente que la plupart des personnes y restent plus de trois jours, mais cela peut arriver dans le cadre d’un roadtrip sur la côte Ouest, par exemple.
J’espère que ces conseils t’auront servi – bon voyage !

 

 

Conseils – Aller aux Etats-Unis

Bien qu’extraordinaires à visiter, les Etats-Unis restent une destination compliquée quand on s’y rend pour la première fois.
D’un point de vue législatif ou culturel, c’est un pays très différent des pays européens.
Voici quelques conseils à ne pas manquer pour t’organiser :
  1. Visa/ Passeport
    Comme pour tout voyage à l’étranger, tu auras besoin d’un passeport. Mais un voyage aux Etats-Unis requiert aussi une autorisation électronique de voyage, plus connue sous le nom de ESTA (Electronic System for Travel Authorization). Cette autorisation coûte – actuellement – 14$ et périme au bout de 2 ans.
    Attention! Si tu es extra-communautaire ou n’as pas de passeport biométrique, un visa peut t’être exigé.
  2. Le tip
    Contrairement au système français, la plupart des employés aux Etats-Unis ne bénéficient pas d’un salaire correct. Il est normal de donner un pourboire aux serveurs, guides… Sans ce «Tip» ils n’auraient pas les moyens de subvenir à leurs besoins. Il est donc quasi-obligatoire.
    Selon le métier, son pourcentage varie. Parfois, la mention «Service included» apparait sur l’addition, vous n’avez donc qu’à payer le montant indiqué. Par contre, lorsque le ticket indique «Service not included» vous devez ajouter le pourboire vous-mêmes.
    Pas de panique – c’est facile ! Si tu es content du service, tu dois alors verser 15 à 20 % de la note en tips (ce pourcentage est à appliquer aux montants avant les taxes). Moyennement content,10% suffiront.
    Le seul cas dans lequel tu peux ne rien verser est si l’employé a commis une faute grave ou a vraiment mal travaillé.
  3. Les taxes
    Les taxes ne sont pas incluses non plus. Dans l’Hexagone, lorsque l’on achète – que sais-je ?- 1Kg de tomates, la TVA et les taxes sont comprises sur le prix affiché. Aux Etats-Unis, ce n’est pas le cas. Cela peut te porter préjudice si tu n’as qu’un billet de 10$ et veux acheter un souvenir à 9$… Avec les taxes, tu n’auras pas assez pour payer.
  4. Attention aux Etats ! 
    Même si toutes ces règles sont bien différentes de nos coutumes, selon les Etats, elles peuvent changer. Il est important de bien se renseigner avant de changer d’Etat. Dans certains d’entre eux, les taxes sont comprises ! A part ça, en général, les lois les plus variables ne te concernent pas (avortement, peine de mort…).
    Par ailleurs, sache que le permis de conduire français suffit si tu restes là-bas moins de 90 jours.
  5. Pas d’alcool avant 21 ans !
    En France, la loi stipule que la vente d’alcool aux mineurs est interdite. Malheureusement (ou pas), tu n’es pas sans savoir que cette règle est enfreinte à de nombreuses reprises.
    Aux Etats-Unis, il est très risqué d’essayer de se procurer de l’alcool avant la majorité, soit 21 ans. En tant qu’européens nous avons souvent du mal à accepter cela. Mais, il vaut mieux ne pas essayer car les conséquences peuvent être très graves, dans un pays où on ne plaisante pas avec la loi.
J’espère que ces conseils t’aideront à organiser ton périple.
Bon voyage !

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L’exploratrice

Elle a décollé pour l’Amérique latine début octobre 2017. Son nom ?
Aïcha Chabbi, une jeune germano-marocaine tout juste bachelière. Elle a décidé, comme de nombreux jeunes, de prendre une année de césure avant de poursuivre ses études post-bac. Du haut de son mètre cinquante, munie d’un simple sac à dos, elle parcourt l’Amérique latine : le Chili, le Mexique, le Guatemala, les Honduras…

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2.400

C’est le nombre d’arbres coupés par minute dans le monde, selon une étude récente de l’UNEP (Union Nationale d’Epargne et de Prévoyance).
La déforestation, un problème majeur, perturbe les écosystèmes. Les forêts abritent la majorité de la faune à l’échelle mondiale. Sans abris, cette faune meurt.
On estime que 27 000 espèces animales et végétales disparaissent chaque année.
La forêt permet aussi de contrebalancer les émissions de gaz à effet de serre excessives. Or, la chute du nombre d’arbres empêche cet équilibre d’opérer.